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Symphonie autour d’Artémis et St.Hubert

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Symphonie autour d’Atémis et St.Hubert
Huile sur toile - p50- 2008 Dimensions : xxxxxxxx 1200h. de travail

MON CONCEPT. L’idée de réaliser un tableau autour de Saint Hubert et de Diane date de 2003/2004. Mettre en scène une déesse et un saint appartenant au christianisme catholique m’intéressait beaucoup. Au début je me voyais provocateur mais l’étude du sujet (dont Marianne Contet m’a fourni de nombreux documents) m’a fait comprendre que les deux sont liés suite à l’Histoire tout court. Artémis effectivement devient Diane la chasseresse, déesse de la nature. Son culte existait vraisemblablement encore à l’époque de Saint Hubert, sans doute déjà éloigné mais vivant dans la mémoire populaire. Mais pour conter les croyances païennes ou les renverser il fallait un miracle. Le miracle arrive à Hubert, issu de l’illustre famille des PEPPINIDE. Nous sommes encore à l’époque des mérovingiens, Saint Lambert est évêque de Tongres et Maastricht, Saint Hubert lui succède comme évêque. Il poursuit son œuvre de christianisation en transformant les temples païens en temples catholiques. Il est canonisé en 744. C’est là que je me suis imaginé le lien entre Saint Hubert et Diane. Le cerf et Saint Hubert ne font qu’un comme le cerf accompagne Diane. Les chiens de chasse figurent dans l’iconographie de Saint Hubert et de Diane. L’aigle est à la fois un attribut de Jupiter mais aussi le symbole d’un évangéliste nommé Jean. Saint Hubert homme de chasse est comme Diane habitué aux bêtes sauvages. Les arbres, les herbes, l’eau des étangs et celles de sources, la terre, le ciel, le soleil sont les compagnons de l’Homme de la Nature soumise à la déesse Diane. Mon tableau est habité par qq bêtes sauvages vivants dans la forêt ardennaise. Elles se nourrissent, se reproduisent, s’enfuient, font attention et parfois se montrent à l’Homme afin de l’amener mystérieusement à connaitre le Créateur, le dieu unique des chrétiens ou les dieux de l’antiquité. Le cerf est médium pour l’un et ami pour l’autre. Saint Hubert et le cerf sont inséparables, Diane est accompagnée d’un cerf pour toujours. Irrémédiablement le christianisme s’étend, les chrétiens sont de plus en plus nombreux bientôt toute la France est christianisée. Dans mon tableau ce sont les poissons qui les symbolisent, reste à savoir pourquoi les jeunes filles joliment habillées avancent de front dans la toile ? Ce sont des nymphes toujours proches de Diane. Il est vrai que ces jeunes femmes cachent leur véritable nature sans doute parce que les chrétiens les pourchassaient en tant qu’être du monde obscur des dieux antiques. Ici José Enrique Ona Selfa créateur de mode les couvre de ses créations afin qu’elles continuent d’exister mais sous la forme de simples « jolies filles ».

SAINT HUBERT ET ARTEMIS (DIANE) Pour PETROS l’œuvre composition autour de Saint Hubert et Artémis s’inscrit dans une démarche quelque peu pédante à vouloir prouver que le formalisme des figures composées sans éléments narratifs ne pouvant créer un lien évident à la composition d’une histoire devient une œuvre abstraite. Ici, en l’occurrence Artémis déesse de la Nature et Hubert saint protecteur des chasseurs se veulent a narratifs. Pour PETROS l’absence du formalisme narratif projette cette toile dans le domaine de l’abstrait. Pour lui l’abstrait n’existe pas dans les arts visuels à l’instant même que notre regard saisi une image qu’elle quelle soit elle existe déjà : ELLE EST. L’interprétation appartient aux esprits. Pour PETROS l’abstrait est et reste une affaire de la Pensée, laquelle non exprimée reste insaisissable ou exprimée prend d’innombrables formes de pensées. Une œuvre unique devient alors multiple à cause du langage. L’interprétation de l’auteur est alors sans importance absolue peut être mais le concept originel reste la référence pour assurer au public l’authenticité et l’originalité de l’œuvre. Mais revenons à la toile ! Depuis son enfance PETROS écoute les œuvres dites de la grande musique, souvent son travail s’accompagne de musique surtout classique sans oublier les occasions données à entendre les œuvres de la musique contemporaine. Artémis et Saint Hubert sont composés comme une œuvre symphonique en quatre morceaux.
Allégros : diviser en deux reprises. Le mouvement rapide des animaux en fuite chassés par Saint Hubert et le mouvement des figures géométriques lesquelles accompagnent les êtres en mouvement.

Adagio : est représenté par les animaux qui paissent, allaitent ou se reposent. Les formes plus larges vers le bas du tableau peuvent être interprétées comme un largo ou un andante. Les nymphes habillées par le créateur de mode Enrique Ona Selfa mais composées en couleurs par PETROS représentent une variation non dans les couleurs lesquelles sont comme les autres figuration extrait de la flore française mais par le mouvement allant de face.

Le final est le regard posé sur l’ensemble de la composition du tableau que PETROS entend en majeur.


Rubrique : GALERIE.

Dernière mise à jour le mardi 13 juillet 2010



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